L’intervention s’est déroulée en trois temps :
1) Une intervention croisée entre Yves Bozelek, président de la société Algaflex et de l'UNIRV et Michel Berthelier, consultant en stratégie Data Master sur les besoins et les critères d'installation des entreprises industrielles
2) Un apport de Jean-Pierre Coblentz, dirigeant du cabinet Stratorial Finances, sur les conséquences de la réforme fiscale et les impacts suivant la nature des entreprises accueillies
3) Une table ronde portant sur les stratégies économiques des territoires en lien avec la réforme territoriale. Cette table ronde s'est appuyée sur le témoignage de 3 intervenants
- Angéla Prochillo-Dupont pour la Communauté d'Agglomération du Pays Voironnais,
- Thomas Prieur pour l'Agence Economique du Pays Viennois (Communauté d'Agglomération du Pays Viennois)
- Christophe Saunier du cabinet e-MAX pour l'aménagement du site autour de la plateforme douanière d'Ottmarsheim (Alsace -Haut Rhin -68).
3 constats ressortent des échanges
1) La réforme de la fiscalité va avoir un impact significatif sur l’impôt perçu par les collectivités locales suivant la typologie des entreprises accueillies sur leur territoire (industrie, service, commerce…). La ventilation entre les différentes collectivités (commune, département, région, Etat) va également évoluer.
2) Les critères d’implantation des entreprises sont multiples et la fiscalité n’en représente qu’une faible part. Il faut par ailleurs distinguer les critères « apparents » : coûts, besoins matériels, infrastructures…des critères moins apparents : potentiel de développement du territoire, coopérations, qualité des services, qualité de vie…
3) Il est probable que la réforme de la fiscalité ne modifie pas (à elle seule) les stratégies de développement économique des collectivités. En revanche, elle invite généralement les collectivités à se réinterroger sur leurs priorités…
Les enjeux
1) Plus que jamais il est nécessaire d’avoir des territoires équilibrés : économie productive et économie présentielle sont complémentaires. Pas de services aux industries sans industries…c’est le principe de la « biodiversité » économique
2) Besoin d’élargir la réflexion au positionnement des territoires voisins, et à leur complémentarité. Le territoire de réflexion doit pouvoir s’élargir
3) Besoin de gérer les effets « pervers » de la réforme : les industriels (et notamment les industries polluantes) auront plus de mal à trouver des lieux d’accueil…